En 1947, Firmin Guiron adoptera un Auster J1 Autocrat d’origine anglaise, au moteur de 100cv :  le G-AJRH, qu’il emmènera à 3000 mètres en 1 h 10 min de vol…  Cet appareil est aujourd’hui au Charnwood Museum de Loughboroug, en Grande-Bretagne.

Vendredi 3 novembre 1950 : Un Lockheed L-749 Constellation d’Air India International baptisé “Malabar Princess” assurant la liaison Bombay Londres via le Caire et Genève, piloté par le commandant britannique Alain Saint, s’écrase en tuant son équipage et ses quarante passagers. C’est la première grande catastrophe aérienne civile dans le massif du Mont-Blanc.

Les recherches aériennes, rendues difficiles par une météo épouvantable, s’organisent. Firmin Guiron y participera. Les aviateurs préparent d’éventuels parachutages. Si bien que le lundi, dès 7 h 30 le plus célèbre de nos aviateurs de haute montagne, le chef-pilote Guiron, s’envole de Passy emmenant dans son appareil le chef de bataillon Flottard, commandant de l’Ecole militaire de haute montagne de Chamonix, chargé de coordonner les opérations. A leur retour, on peut reconstituer le drame avec une marge suffisante de probabilité : l’appareil a buté à une quinzaine de mètres sous l’arête, mille mètres au-delà du refuge Vallot ; y a perdu son aile droite éboulée sur le versant italien puis, rabotant la haute neige qui couvrait l’arête, a comme éclaté, couvrant de ses débris un kilomètre du versant français. A quinze mètres près, le Malabar Princess était sauvé !

1954 Firmin Guiron acquiert un appareil pour l’écolage :  un Biplan Caudron C275 “Luciole”moteur Renault de 100cv immatriculé F-BDJB
Des expériences de sauvetage en montagne par hélicoptère sont menées à partir de l’aérodrome de Passy, et plusieurs sauvetages réels sont même accomplis.

Entre 1955 et 1961, la compagnie Sud-Est Aviation mène des campagnes d’essais depuis l’aérodrome du Mont-Blanc, à Passy, pour ses nouveaux hélicoptères à turbine Alouette, avec le pilote Jean Boulet. En juillet 1956, le premier sauvetage à 4360m est effectué au refuge Vallot.

Le 22 décembre 1956, deux jeunes alpinistes, Vincendon et Henry, partis pour l’ascension du Mont-Blanc, sont contraints, dès le 25, à bivouaquer dans la tempête sans n’avoir jamais pu rejoindre le refuge Vallot. Ils sont repérés le 28 par Firmin Guiron, mais celui-ci, ne disposant pas de skis, ne peut rien faire pour les malheureux. Alors que Vincendon et Henry s’épuisent d’heure en heure, les quatre membres grièvement gelés, le 31 décembre, un hélicoptère Sikorski H-34/S-58 de l’Armée de l’Air de la base du Bourget du Lac ayant à son bord le Commandant Santini, l’adjudant Blanc et les deux guides Germain et Bonnet s’écrase sur le grand plateau, près des deux hommes sans que personne ne soit blessé. Deux cordées de secours pour récupérer les sauveteurs et les alpinistes atteignent le refuge Vallot le 1er janvier dans la tempête. Cependant, Vincendon et Henry décéderont et seront abandonnés dans la carcasse de l’hélicoptère. Les quatre rescapés du crash seront redescendus dans la vallée. Les secours aériens furent organisés depuis l’aérodrome de Passy et Firmin Guiron prit conscience de la nécessité d’une organisation particulière des secours en montagne.

1957 devant l’émoi causé par ce drame, la mairie de Chamonix décide de réunir des fonds nécessaires afin d’équiper l’avion de Guiron de skis. Des atterrissages en montagne sont menés et s’avèrent concluants, mais ils démontrent le manque de puissance du moteur de 125 CV de l’avion.
Au courant de l’année, Firmin Guiron ravitaille en bois de chauffage le refuge Albert 1er. Il larguera à proximité du refuge près de 150 kg de combustible grâce à une trappe aménagée sous l’appareil.

Janvier 1958 Firmin Guiron et son second Jacques Angot, exploiteront pour Mont-Blanc Aviation un appareil prometteur pour la montagne : un hélicoptère Alouette II, qui sera loué à la société Helicop-Air et sera piloté par Georges Wachter. Ils effectueront du vol touristique, mais surtout du travail aérien : Construction des nouveaux refuges à l’Albert 1er (2700m) aux Grands Mulets (3050m) et au sommet de l’Aiguille du Goûter (3900m). Malheureusement, le 31 août, Wachter coupe un câble qu’il n’avait pas vu et s’écrase. L’accident fait quatre morts.

L’alouette II immatriculée F-BHOL qui s’crasera quelques temps après cette photo.

Collection Jean-Christophe Nevière.

En septembre, la société Helicop-Air fournit une nouvelle Alouette et un nouveau pilote : Volta Cathelein qui bientôt reprendra la tâche de Wachter.

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