6 décembre 2008 : le CM 170 Fouga Magister n°219, immatriculé F-AZKH, (un biréacteur identique à celui des Ailes Anciennes de Haute-Savoie), s’est écrasé dans un champ  à 200 m environ de la route de Terssac, à la sortie d’Albi (Tarn), tuant sur le coup son pilote. On ignore pour l’instant ce qu’il s’est passé. Piloté par Pierre Oustau, un amateur d’avions de collection de 62 ans, le Fouga magister avait décollé en début d’après-midi de l’aérodrome d’Albi avant de s’écraser dans un champ et de s’embraser non loin  d’un quartier d’habitations. L’appareil avait été restauré par Pierre Oustau lui même, et par ses amis, tous membres de l’Aéro-Club d’Albi-Le Séquestre.

aucun message de détresse n’a été enregistré sur l’appareil de la tour de contrôle de l’aéroport. Tout se passait bien. Pierre Oustau, le pilote, revenait de Gaillac après 25 mn de vol. Il s’apprêtait à rejoindre la piste après avoir effectué quelques figures aériennes (des loopings). Il ne devait pas voler plus de 30 mn. Gilles Laurens, contrôleur aérien à l’aéroport, a écouté les bandes de l’enregistreur de la tour de contrôle avec les membres du BEA. « À aucun moment, confie-t-il, il n’y a eu de l’angoisse dans sa voix. Tout se passait bien, il amorçait ses dernières évolutions, il était habitué à faire des boucles. Il avait volé dimanche dernier, tout s’était bien passé… » Un instructeur du club l’a vu se crasher. Il a aussitôt lancé un May Day sur la fréquence aviation. Dans la minute qui a suivi, la chaîne des secours était au courant. Mais il était malheureusement trop tard pour Pierre Oustau.

La carcasse du superbe Fouga Magister a été transportée par camions à la base de Toulouse-Francazal pour y être examinée. Photo Jean-Marie Lamboley.

La carcasse du Fouga Magister a été transportée par camions à la base de Toulouse-Francazal pour y être examinée par les experts du Bureau des enquêtes et accidents (BEA). Photo Jean-Marie Lamboley.

Pierre Oustau a effectué son premier baptême de l’air à 14 ans. À 21 ans, il commence sa formation de pilote à Lasbordes et Graulhet. Il s’achète un Norécrin, puis un Morane 733 et un Twinn Bonanza. Il rachète un Fouga de l’armée de l’air aux Domaines et passe 4 ans et 4 500 heures de travail à la retaper avec ses amis passionnés. Le N° 219 a été utilisé sur la base de Cognac. Maintenu en excellent état, le Fouga était sa fierté. Il venait de changer les deux réacteurs Marboré et l’avion à réaction, tournait comme une horloge et n’avait connu aucun problème sérieux.

Toute l’équipe des Ailes Anciennes de Haute Savoie se trouve affectée par cette disparition.

FacebookEmailBookmark/FavoritesBlogger PostMySpaceLinkedInAIMShare