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Daniel Roche, collectionneur de vestiges de crashs aériens, devant notre Wright Cyclone, le même type de moteur qu’il a sorti de son emprise des glaces dans le massif du Mont-Blanc et qui appartenait au Malabar-Princess, nom de baptême du Lockheed Constellation d’Air India, disparu en 1950.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Daniel Roche est un personnage que bon nombre de médias se sont emparés, séduits par son obsession, celle de collectionner des bouts de ferraille, parfois des éléments complets, des deux avions de la compagnie Air India, qui se sont écrasés dans le massif du Mont-Blanc, à seize années d’intervalle.

Le 22 septembre 2008, ce Lyonnais, âgé à l’époque de 56 ans, parvenait même à extraire des glaces, à un peu plus de 2 000 mètres d’altitude, une partie du moteur 18 cylindres Wright R-3350 Cyclone, dont nous disposons un exemplaire qui provient d’un Douglas DC-7, du Lockheed Constellation L-749A, nommé Malabar-Princess. L’avion indien, immatriculé VT-CQP, était parti le 3 novembre 1950 de Bombay pour Londres, via Le Caire et Genève. Il s’abîma sur le glacier des Bossons, tuant ses quarante passagers et huit membres d’équipage. Un hélicoptère avait été dépêché par ce passionné d’aviation pour le rapatrier à Chamonix. Depuis, cette pièce unique a été confiée à un ami, qui l’a entreposée chez lui à Romans-sur-Isère (Drôme).

A voir : Les recherches continuent pour Daniel Roche 

Ce collectionneur de vestiges de crashs aériens était passé samedi 26 novembre rendre visite aux bénévoles des Ailes anciennes, à Excenevex. Tout comme les membres de l’association de sauvegarde du patrimoine aéronautique français, le sexagénaire lyonnais projette d’ouvrir un musée. C’est dans la capitale des Gaules qu’il devrait abriter toutes les pièces appartenant aux deux avions de ligne de la compagnie fondée par Jehangir Ratanji Dadabhoy Tata.

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