Jeudi 8 avril, à 11 h 40, un Mirage F1 s’écrase sans faire de victime, à 500 mètres de l’autoroute A10, dans un champ de la commune de Gidy, à quatre kilomètres de la base d’Orléans. Le pilote, qui s’est éjecté avant le crash, est sain et sauf. L’avion, un Mirage F1 CR de reconnaissance tactique et d’assaut conventionnel de l’escadron de chasse 2/33 Savoie, stationné sur la base aérienne 112 de Reims, effectuait une mission d’entraînement lorsqu’il a rencontré un problème technique. Après avoir tenté en vain de se poser sur la base d’Orléans, le pilote s’est finalement dirigé vers une zone non habitée et il s’est éjecté, précise le commandant Frédéric Solano du Sirpa air.

Mardi 13 avril, vers 10h15, c’est un Alphajet de la Patrouille de France qui s’écrase sans faire de victime. Un des huit équipiers de la patrouille de France s’est éjecté à très basse altitude lors d’une séance d’entraînement près de l’aérodrome d’Orange-Plan-de-Dieu. L’Armée de l’air a précisé qu’il n’y avait eu ni «collision en vol» ni «dégâts aux tiers». L’Alphajet s’est écrasé dans un champ, tandis que le pilote, le capitaine Sylvain COURTOT (Athos 8 Second solo), légèrement blessé et conscient, a été pris en charge par les services de secours de la base aérienne voisine d’Orange-Caritat, pour ensuite être dirigé vers un hôpital marseillais. Ce pilote de 37 ans très expérimenté, Chef de Patrouille de Chasse, Instructeur sur Alphajet, compte quelque 3.000 heures de vol à son actif. Il s’agit du premier crash subi depuis 2002 par cette patrouille.

Deux fois par jour, la patrouille de France, dont le leader est le commandant Virginie GUYOT, s’entraîne, non à Salon-de-Provence où elle est basée, mais au-dessus de Plan-de-Dieu (Vaucluse) sur l’axe de voltige 6.940, entre deux rivières, l’Eygues et l’Ouvèze, à peu près à mi-chemin entre les villes d’Orange et de Vaison-la-Romaine. Ces repères géographiques permettent de donner un cadre aux figures répétées inlassablement par la patrouille de France avant la saison des meetings. Les services médicaux vont se prononcer sur l’état du pilote, et peuvent le déclarer apte rapidement. Sinon, un neuvième homme, le Capitaine Ludovic BOURGEON, participe depuis l’automne aux deux entraînements quotidiens (9 h 45-10 h 45 et 12 h 45-13 h 45) entrecoupés de briefings et de débriefings, de préparation physique, de réunions sur la technique et la sécurité. Après 5 années à la Patrouille de France, Il est prêt techniquement à prendre la place de n’importe lequel des huit autres, même en cours de saison. Le programme 2010 de la patrouille de France, qui doit être validé le mois prochain par le chef d’état-major de l’armée de l’air, n’est pas menacé.

Comme pour tout incident grave ou accident, des enquêtes internes vont être menées, notamment par le Bureau enquêtes accidents défense air, équivalent militaire du BEA, structure civile installée au Bourget.

Sources : Le Point – Le Parisien – AFP – Armée de l’Air

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